Im Herzen der Gewalt…

Thomas Ostermeier a adapté pour le théâtre le roman d’Edouard Louis, Histoire de la violence, avec l’auteur. « Im Herzen der Gewalt » est le fruit de cette collaboration.

Directeur: Thomas Ostermeier

Directeur de la collaboration: David Stöhr

Scène et costumes: Nina Wetzel

Musique: Nils Ostendorf

Vidéo: Sébastien Dupouey

Dramaturgie: Florian Borchmeyer

Lumière: Michael Wetzel

Collaboration Chorégraphie: Johanna Lemke

Avec: Christoph Gawenda, Laurenz Laufenberg, Renato Schuch, Alina Stiegler

Musicien: Thomas Witte

En rentrant d’un dîner de Noël à Paris, le jeune Édouard rencontre Reda, un homme d’origine algérienne, à 4 heures du matin sur la place de la République. Ils entrent en conversation, commencent à flirter et, un peu plus tard, Édouard emmène Reda dans son appartement où il passent la nuit. Reda parle de son enfance et de son père qui a fui d’Algérie pour la France. L’ambiance est exubérante, ils rient, échangent de la tendresse et font l’amour. Mais au départ de Reda, Édouard découvre que son smartphone a disparu.

Reda revient, sort un revolver et le menace. La situation se transforme soudainement en violence et conduit au viol d’Édouard.

« Reda se lève et marche d’une extrémité à l’autre de la chambre.

REDA : tu vas le payer, je vais te buter moi, sale pédé, tu m’as traité de voleur, je vais te faire la gueule, pédale !

EDOUARD, VOIX INTERIEURE : voilà pourquoi il désire et déteste son désir. Maintenant il veut se justifier de ce qu’il a fait avec moi.

Il veut me faire payer son désir.

Il veut me faire croire que ce n’était pas parce qu’il me désirait que nous avons fait tout ce que nous avons fait, mais que ce n’était qu’une stratégie pour faire ce qu’il me fait maintenant.

REDA hurlant : sale pédé ! T’es qu’un putain de sale pédé ! Il secoue Edouard. Soudain il se calme. Il l’embrasse. Arrête d’avoir peur, je suis sensible, j’aime pas quand les gens ont peur ou quand les gens pleurent. »

Le lendemain matin, Édouard va à la police, puis à l’hôpital pour des soins médicaux.

Pour faire face à son traumatisme, il s’enfuit dans le Nord de la France et confie cette histoire à sa sœur Clara.

Les réactions, de son environnement, de la police et des médecins traitants à l’incident dramatique, révèlent un racisme socialement profond, une homophobie et des structures de pouvoir non transparentes.

Michèle Jung

de la Shaubühne am Lehniner Platz, le 18 juin 2026

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